PATRICK NU DANS LA MER

Vincent Pouplard

2015 – 20′

 

Synopsis

Camille a 11 ans. Elle vit seule avec son père Patrick. Ce matin, Camille contemple en secret les corps endormis de son père et d’une jeune femme, Jeanne.

 

Fiche technique

Scénario et réalisation

Vincent Pouplard

Comédiens

Camille : Fleur Grouhan / Patrick : Jean-Luc Vincent / Jeanne : Marie-Bénédicte Cazeneuve / La mère : Anne-Cécile Paredes / L’homme télé-achat : Philippe Fagnot

Musique originale

Antoine Bellanger et Vincent Pouplard

 

Equipe technique

Tournage Pays de la Loire

Assistante à la réalisation: Marie-Pierre Groud / Scripte: Lisa Diaz / Chef opérateur image: Eloi Brignaudy / Chef électricien: Vincent Quéré / Électricien: Florian Sainson / Assistante caméra: Carole Thibaud / Machiniste : Baptiste Tirel / Chef opérateur son: Jérémie Halbert / Perchman : David Richard / Décoratrice: Aurore Casalis / Assistants décoratrice: Julie Raude – Anaïs Tromeur – Hugues Loinard / HMC: Pauline Deniel – Sylvie Aubry – Magali Kück / Régisseuse générale: Marie Giraudet / Photographe de plateau: Céline Lixon

 

Tournage Bretagne

Assistant à la réalisation: Paul Manaté / Chef opérateur image: Fabrice Richard / Chel opérateur son: Corinne Gigon / Électricien: Florian Sainson / Décorateur: Arthur Baudu / Maquilleuse et coiffeuse: Delphine Le Tennier / Régisseur Rennes: Thomas Delarue / Régisseur Plage: Nicolas Rio

 

Chef monteur: Julien Cadilhac / Étalonneur: Ghislain Rio / Graphiste – Truquiste: Yannick Leboeuf / Monteur son: Jérémie Halbert / Mixeur: Frédéric Hamelin

 

Direction de production: David Zard et Colette Quesson / Chargée de production: Isabelle Chauveau / Assistante de production: Inès Lumeau / Administratrices de production: Isabelle Chauveau et Cécilia Bouteloup

 

Production

Coproduit par A PERTE DE VUE et ZARLAB

En coproduction avec TVR Rennes 35 Bretagne, Tébéo et Tébésud.

Avec le soutien de la Région Pays de la Loire et de la Région Bretagne en partenariat avec le CNC, et de l’ADAMI

 

Diffusions et festivals

BETTON Festival court en Betton – juin 2015

PARIS Club de l’Étoile – juin 2015

NANTES Cinématographe – juin 2015

AUDIERNE Festival du second rôle – mai 2015

 

Distribution

A PERTE DE VUE – 27 avenue Louis Barthou – F-35000 Rennes

assistant@apertedevuefilm.fr

 

ZARLAB – 56 rue Bellier –F-44000 Nantes

zarlab@free.fr

 

Quelques mots du réalisateur…

Au départ de « Patrick nu dans la mer » il y a la volonté de créer un film qui propose aux spectateurs de regarder ceux qui regardent, de s’appuyer sur la surface réfléchissante des écrans – bien que le faisceau soit parfois traversant – pour tisser la narration.

Il fallait recréer ce qui serait vu. C’était l’un des paris du film : immerger la mise en scène au cœur d’un lieu clos où différents flux visuels se côtoient, où émissions mièvres et archives intimes s’entrechoquent et tantôt ennuient ou bien surprennent et bouleversent le personnage de Camille.

Il fallait aussi créer un malaise, une situation affective qui implique les trois personnages du film et complique la révélation vécue par Camille. La présence de Jeanne perturbe sa découverte et gêne Patrick qui au fil du film devient désireux de (re)voir ces images enfouies et de comprendre le regard que sa fille porte sur celles-ci.

Pour ce travail, j’ai puisé dans un lot constitué de révélations enfantines, de mes fantômes et finalement de « vies possibles » propre à mon histoire. En documentaire, j’aime tisser un récit imprégné d’un désir commun de film, de relations filmeur-filmé(s) mouvantes et souvent libératrices. J’ai cherché ailleurs le « moteur » de mon premier film de fiction. Invité par David Zard, l’un des producteurs du film, à travailler sur la notion d’écran intérieur, j’ai entamé l’écriture par une recherche d’images que je qualifierai d’intactes, de mémoires tenues secrètes, privées des mots qui doivent accompagner un choc, quel qu’il soit.

Au-delà du travail scénaristique, cette réserve fut essentielle pour aborder le travail avec les comédiens et notamment Fleur Grouhan, âgée de 9 ans au moment du tournage et dont c’était la première expérience de cinéma. Je l’ai invitée à prendre le même chemin que moi, à puiser dans son histoire, pour traduire par le corps et la voix, le trouble, la défiance et la maturité du personnage de Camille.

La réception des images, de celles qui bousculent, est au cœur de ce film et particulièrement de la scène finale. J’avais à cœur de mettre en scène ce moment de partage et de médiation bienveillante, loin d’une éducation « technique » de l’oeil, proche d’une écoute et d’une attention portée à ce qui est vu, compris, perçu, non-dit.